Tous pour une réponse adéquate aux changements climatiques


Chantal Bilulu at COP27
Chantal Bilulu at COP27

C’est depuis le jeudi 10 novembre que je participe aux activités de la COP 27.  Un grand évènement mondial qui réunit les acteurs politiques, les scientifiques, les chercheurs, et les acteurs de la société civile du monde entier. La COP27 est aussi un grand cadre de réflexion, d’échange et de recherche de solution pour faire face au réchauffement climatique dont les conséquences n’épargnent aucun être vivant et aucun secteur de la vie. C’est un processus où des solutions à des problématiques environnementales, économiques, sociales, relationnelles et de genre sont cherchées.

Pendant ces 4 jours, j’ai participé à différents évènements que j’ai appréciés et j’ai grandement appris des exposés et débats des différents panels. Mon premier constat est que les femmes et les jeunes qu’elles soient de l’Europe, de l’Amérique, de l’Asie ou de l’Afrique sont écartés dans la recherche des solutions et la prise de décisions en rapport avec la lutte contre le changement climatique. Ces deux catégories sont écartées dans les débats en rapport avec la crise climatique et pourtant, les femmes et les jeunes en sont victimes des effets climatique à un dégrée très levé. A cela, les femmes et les jeunes demandent à être inclues lors des négociations car la crise climatique les affecte et par conséquent toutes les communautés. Il est donc important que dans des tels cadres, comme la COP27, que chaque pays vienne avec une délégation de jeunes et de femmes de leur pays pour assurer leur participation et afin qu’ils puissent faire entendre leurs voix. Il est également important que les jeunes et les femmes aient accès a des badges pour la COP27 pour leur permettent d’accéder aux négociations.

Chantal Bilulu (centre) en réunion avec d’autres délégués

La pauvreté causée par le changement climatique en Afrique, est à la base des multiples violations des droits de la femme et de la jeune fille. C’est le cas des mariages forcés et grossesses précoces chez la jeune fille qui est mariée avant l’âge et sans son consentement, par ce que le mari (même très âgé soit-il) versera une dot qui aidera la famille de la jeune fille à survivre. Ces jeunes filles n’ont alors plus accès à l’éducation et par conséquent à l’information, d’autant plus que souvent elles ne savent ni lire ou écrire.

En conséquence, investir dans l’autonomisation de la femme et de la jeune fille est un moyen de faciliter et d’augmenter leur résilience a la crise climatique et l’inégalité des genres, et leur donner une plateforme pour participer à la recherche des solutions en rapport avec le changement climatique.

Également, le fait de ne pas respecter la culture des populations est aussi un facteur qui favorise la crise climatique et pourtant, chaque culture, chaque peuple à ses stratégies écologiques pour préserver la nature.

Dans différents panels il a été également évoqué la question de l’exploitation des ressources naturelles par des sociétés capitalistes qui est une cause grave de la destruction de l’environnement, qui pollue l’écosystème et conduit les populations à une pauvreté indescriptible. Dans ces cas, les droits des autochtones des milieux ou sont implantées ces sociétés d’extraction minière ne sont pas respectés ce qui accentue les conflits entre ces sociétés et les populations propriétaires et autochtones.

Cette pollution impacte négativement la santé de la femme et des jeunes filles car elles vivent dans une pénurie d’eau alors qu’elles utilisent ces sources d’eau pour se laver, pour laver la lessive et même leurs produits de santé hygiéniques ce qui cause des maladies.

De tout ce qui précède, nous constatons que le changement climatique impacte négativement la vie de la femme et de la jeunesse et est à la base des conflits au sein des communautés. D’où il est impérieux de les faire participer à des discussions de recherche des solutions aux problèmes de changement climatique.

Nous espérons que Affaire Mondiale Canada à travers KAIROS, continue à accompagner et appuyer ses partenaires dans le projet Femme, Paix et Sécurité afin que ces organisations mènent à bien la lutte pour amener la femme dans leurs rayons d’action à participer dans l’instauration et la consolidation de la paix et la sécurité et ainsi, participer et contribuer à la recherche de solution au réchauffement climatique.


Chantal Bilulu, Project Manager for the Women, Peace and Security program at Héritiers de la Justice, Democratic Republic of Congo. 


Filed in: COP27, Ecological Justice

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