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Résumé Un million et demi de personnes vivent dans la Bande de Gaza. Elle subit un siège militaire grandissant par Israël, et on y a coupé la circulation des produits de base les plus élémentaires. Il en résulte une crise humanitaire aggravée par d’incessantes attaques militaires. Nombreux sont les membres de la communauté internationale à condamner ce siège et à demander à Israël de le lever immédiatement. Cette semaine, dans un « moment de kairos », les habitants de Gaza ont taillé des brèches dans le mur pour se procurer des marchandises vitales. Et pourtant le Canada refuse de reconnaître cette crise causée par le siège et a été le seul pays à voter récemment contre une résolution de la Commission des droits de l’homme de l’ONU demandant de mettre fin au siège de Gaza et aux opérations militaires qui l’accompagnent et exigeant qu’on protège les civils. Nous vous demandons, à vous, votre Église, votre communauté ou votre groupe communautaire d’écrire au premier ministre (cf. l’exemple de lettre ci-dessous) pour lui exprimer votre préoccupation et lui demander que le Canada lance un appel pour l’arrêt immédiat du siège de Gaza et pour résoudre la crise humanitaire que ce siège a créée. Contexte Gaza est une étroite bande de terre faisant partie des Territoires palestiniens occupés. Ce sont l’Égypte et Israël seuls qui contrôlent les accès et les sorties de ce territoire, très petit mais fort peuplé. Depuis plus d’un an, Gaza est littéralement en état de siège, mais Israël a récemment restreint de manière drastique la circulation des aliments de base, des combustibles et des médicaments de même que des personnes dans cette région. Des centaines de civils palestiniens sont morts à cause du siège et des opérations militaires qui l’accompagnent. Israël subit des tirs de roquettes lancées de Gaza. Plus de 80 % de cette population de 1,5 million de personnes, comparativement à 63 % en 2006, dépendent de l’aide alimentaire internationale, qui s’est vu réduire de façon drastique. En 2007, 87 % des habitants de Gaza – plus du triple qu’en 2000 - vivaient sous le seuil de pauvreté. Dans un rapport de novembre 2007, la Croix-Rouge constatait, pour ce qui est de la nourriture qu’on laisse entrer à Gaza, que la population reçoit « ce qui est suffisant pour survivre, mais pas pour vivre ». Selon le groupe israélien de droits humains B’Tselem, entre le 1er septembre 2005 et le 25 juillet 2007, 668 Palestiniens ont été tués dans la Bande de Gaza par les forces de sécurité israéliennes. Plus de la moitié n’était pas des combattants et 126 étaient des enfants. Durant la même période, des roquettes Qassam et des tirs de mortiers ont tué huit Israéliens, dont quatre étaient des enfants. Rien ne justifie la punition collective imposée à 1,5 million de personnes. Comme le notait le Conseil œcuménique des Églises, « en 1948, de nombreuses nations du monde ont signé la Déclaration universelle des droits de l’hommes de l’ONU convenant d’éviter un tel traitement non humanitaire des autres. Ce sont surtout les innocents qui souffrent. Le siège a fait croître le nombre d’attaques violentes contre les civils des deux côtés. Il a coupé la population de Gaza d’un approvisionnement adéquat en nourriture, médicaments, électricité et combustible, et a affaibli grandement les services de santé et d’hygiène publique essentiels dans un des endroits les plus densément peuplés du monde. » Des deux côtés, des Palestiniens et des Israéliens font appel au soutien international et réclament une solution pacifique de la crise. Dans le même esprit que le convoi dirigé par des Israéliens ayant transporté à Gaza des biens de première nécessité le 26 janvier, n'hésitez pas de grâce à faire entendre votre voix haut et fort en ce moment critique. Agissons! Nos partenaires du Moyen-Orient nous demandent du soutien. Veuillez SVP utiliser l’exemple de lettre ci-dessous comme un guide pour rédiger vos propres lettres ou formuler vos appels téléphoniques au premier ministre. Veuillez aussi faire parvenir des copies de vos lettres à d’autres responsables gouvernementaux et à KAIROS. Sentez-vous tout à fait libres de reproduire la lettre et de la distribuer largement; faites participer si possible votre communauté ou votre paroisse à cette action. Nous vous demandons d’intervenir le plus rapidement possible, et de continuer à écrire et à téléphoner jusqu’à ce que le siège soit levé. KAIROS et certains de nos membres ont déjà envoyé leurs lettres et continueront d’agir. Liens Internet pour obtenir
plus d’information
et faire d’autres actions B’Tselem (organisation israélienne de
droits humains) : appel conjoint pour mettre fin au blocus,
en anglais seulement : Bat Shalom, partenaire de KAIROS (la date sur leur
article est erronée; en anglais seulement) : Déclaration de M. Sam Kobia, secrétaire
général du Conseil œcuménique des Églises : Déclaration des dirigeants des Églises
de Jérusalem (en anglais seulement) : Appel du modérateur de l’Église
unie du Canada à mettre fin au siège de Gaza : Modèle de lettre Le très honorable Stephen Harper, premier
ministre du Canada Cher Monsieur le Premier ministre, J’écris pour exhorter le gouvernement du Canada à demander instamment au gouvernement d’Israël de mettre fin au siège de Gaza. La situation de Gaza est catastrophique, et les Canadiennes et les Canadiens attendent de leur gouvernement qu’il intervienne publiquement pour défendre les droits humains et soutenir la règle du droit international. Le vote du Canada contre la résolution adoptée le 24 janvier à la session spéciale de la Commission des droits de l’homme de l’ONU me choque et m’horrifie. La résolution exprimait une grande inquiétude face aux pertes de vie et aux blessures et demandait à « toutes les parties concernées de respecter les règles des droits humains et du droit humanitaire international »; je m’attends du gouvernement du Canada qu’il respecte les valeurs que reflète cette résolution, en toute situation, partout où surviennent des violations des droits humains internationaux. À titre de citoyenne (ou citoyen) du Canada, je vous demande :
Je suis la situation de près et je vous demande instamment, Monsieur Harper, d’intervenir au nom du Canada et d’insister pour que toutes les parties concernées respectent le droit international. Je vous prie de m’informer des actions que fait votre gouvernement. Sincèrement vôtre, (Signature)
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