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Le Canada cherche à saboter le Protocole de Kyoto à la Conférence de l’ONU sur les changements climatiques Alors que les dirigeants du monde se rassemblent à Bali pour discuter des changements climatiques, et alors que des millions de personnes se sont rassemblées un peu partout dans le monde le 8 décembre pour leur rappeler de respecter leurs engagements, le Canada, le Japon et les États-Unis s’entêtent – et s’isolent – dans leur insistance pour se défaire du Protocole de Kyoto. Ils refusent que le protocole mette l’accent sur le rôle
historique qu’ont joué les pays industrialisés
dans la genèse de la crise du climat et rejettent l’affirmation
de principe que ces pays doivent être les premiers à se
fixer des cibles contraignantes de réduction des émissions
de gaz à effet de serre. KAIROS participe à la délégation œcuménique
envoyée par le Conseil œcuménique des Églises
aux pourparlers de Bali et appuie fortement le cadre politique
de Bali. KAIROS vient tout juste de publier une déclaration à l’intention
du gouvernement du Canada sur cet enjeu : Notre action sur les changements climatique fait partie de notre campagne Repenser l’énergie - Il est temps de prendre un congé sabbatique du carbone, qui explore comment notre dépendance à l’égard de l’énergie fossile a des impacts négatifs sur l’environnement, contribue à créer des conflits armés dans le monde et à violer les droits humains, et exacerbe les inégalités économiques. Pour une analyse de cette situation, cliquez sur le lien approprié et vous trouverez notre nouveau document Repenser l’énergie – L’avenir de la foi et de la justice dans le monde de l’après-pétrole. Ce document expose notre conviction de militantes et de militants chrétiens que nous devons agir, dans notre vie personnelle et dans le champ politique, et modifier notre mode de vie afin de diminuer le fardeau que nous imposons à la Terre, à nos frères et sœurs et en réalité à toute la création. Vouas découvrirez plus d’information sur la campagne
Repenser l’énergie en explorant notre site Internet www.re-ergize.org ou
en communiquant avec Sara Stratton, coordonnatrice des campagnes
d’action, au 1-800-403-8933, poste 241, ou à l’adresse sstratton
kairoscanada.org . Des Églises canadiennes se joignent à une initiative mondiale sur les investissements et les changements climatiques Quatre institutions religieuses affiliées à KAIROS se joignent au Carbon Disclosure Project (CDP), une coalition mondiale d’investisseurs institutionnels se souciant des changements climatiques. La Fondation Daly, une fondation catholique à but non lucratif, fut la première à se joindre au CDP en 2006. Cette année, le Canadian Friends Service Committee (Quakers), le Fonds de pension de l’Église évangélique luthérienne au Canada et le Conseil général de l’Église unie du Canada ont aussi signé le 5e rapport annuel du CDP, publié le 24 septembre à New York. Chaque année, le CDP fait parvenir un questionnaire aux plus grandes compagnies du monde inscrites en bourse sur les risques financiers et les occasions favorables en regard des changements climatiques. En 2007, moins de la moitié des 200 compagnies canadiennes incluses dans l’enquête ont répondu au questionnaire. Les compagnies canadiennes traînent de la patte derrière leurs consœurs internationales quant à la divulgation des risques liés aux changements climatiques. KAIROS recommande à toutes les instances nationales des Églises et des communautés religieuses du Canada de se joindre au CDP. Pour obtenir de l’information sur la manière dont votre Église ou votre communauté religieuse peut participer au Carbon Disclosure Project, veuillez SVP communiquer avec Ian Thomson, coordonnateur du programme Responsabilité sociale des entreprises, KAIROS, au 1-877-403-8933, poste 229, ou à l’adresse ithomson kairoscanada.org . Pour
avoir plus d’information sur le Carbon
Disclosure Project, veuillez visiter http://www.cdproject.net. Le mouvement pour faire adopter une stratégie de réduction de la pauvreté au Canada poursuit sa croissance Cet automne a vu se réaliser un certain progrès au Canada sur les enjeux de la pauvreté. Au plan provincial, Terre-Neuve a mis à jour sa stratégie de réduction de la pauvreté; l’Ontario et la Nouvelle-Écosse œuvrent à en développer une; et on murmure au Manitoba et dans l’Île-du-Prince-Édouard qu’il s’en prépare une. Au plan fédéral, le Parti libéral s’est engagé, s’il est élu, à réduire en cinq ans la pauvreté générale de 30 % et la pauvreté des enfants de 50 %. Étant donné qu’on s’attend à une élection pour bientôt, c’est actuellement le bon moment pour pousser les partis fédéraux à inclure dans leur plateforme politique des engagements précis de réduction de la pauvreté. Les Églises canadiennes et nos partenaires font leur part.
Pour obtenir plus d’information sur les actions provinciales
et pancanadiennes de lutte contre la pauvreté, veuillez
vous abonner aux mises à jour bimensuelles de KAIROS sur
la pauvreté ou communiquer avec Michael Polanyi, coordonnateur
du programme Développement social au Canada, à l’adresse mpolanyi
kairoscanada.org ou
au 1-877-403-8933, poste 237. L Cour fédérale conclut que l’Entente sur les tiers pays sûrs viole la Charte des droits La Cour fédérale du Canada a statué le 28 novembre que l’Entente sur les tiers pays sûrs entre le Canada et les États-Unis viole la Charte canadienne des droits et les engagements internationaux du Canada envers les personnes à la recherche d’un asile. Dans son jugement de 126 pages, le juge Michael Phelan a conclu que le gouvernement canadien n’avait pas procédé à la révision régulière de l’Entente sur les tiers pays sûrs tel que mandaté par le Parlement « malgré la longue période de temps écoulé depuis le début de [l’entente] et malgré les éléments de preuve disponibles sur les pratiques courantes des États-Unis ». Depuis
2004, le Conseil canadien pour les réfugiés
(CCR), le Conseil canadien des Églises (CCE), KAIROS et
de nombreuses autres organisations se battaient pour mettre fin à l’Entente
sur les tiers pays sûrs précisément pour ces
raisons. Voir Que signifie tout cela pour les demandeurs d’asile? Les parties ont jusqu’au 14 janvier pour faire appel du jugement. S’il y a appel, nous anticipons des mois, sinon des années, de procédures légales. L’Entente sur les tiers pays sûrs, qui empêche des milliers de réfugiés arrivant aux frontières états-uniennes de pouvoir demander la protection du Canada, demeure en application. De nombreuses personnes réfugiées se voient donc encore en danger d’être déportées. Mais il s’agit néanmoins d’une victoire encourageante pour la communauté des personnes réfugiées et de leurs défenseurs. Le jugement valide clairement les arguments démontrant que l’entente viole les droits des personnes réfugiées. Surveillez
notre site pour une mise à jour au début
de la nouvelle année! Pour obtenir plus d’information,
veuillez communiquer avec Alfredo Barahona, coordonnateur du programme
Justice pour les personnes réfugiées et migrantes,
au 1-877-403-8933, poste 251, ou à l’adresse abarahona
kairoscanada.org . KAIROS presse le premier ministre Harper de mettre fin aux négociations accélérées pour conclure un accord de libre-échange avec la Colombie Les négociateurs canadiens continuent de négocier à toute vapeur en vue de finaliser un accord de libre-échange avec la Colombie au cours de la prochaine année. KAIROS s’inquiète beaucoup de voir le gouvernement poursuite les négociations sans mener une étude d’impact impartiale et neutre sur les droits humains. Une telle étude garantirait que le Canada ne signe pas un accord de libre-échange qui viendrait aggraver ce que les Nations Unies ont qualifié de pire crise humanitaire de l’hémisphère occidentale. Elle lierait également tout accord de libre-échange avec la Colombie à une amélioration mesurable de la très grave situation d’impunité qui y règne. Dans une lettre adressée au premier ministre Harper, Jim
Dekker, un membre du conseil d’administration de KAIROS qui
s’est rendu en Colombie l’an passé, a réclamé que
le gouvernement suspende immédiatement les pourparlers commerciaux
et adopte des mesures concrètes garantissant que seront
respectées les valeurs fondamentales de liberté,
démocratie, droits humains et règle du droit. Le
commerce doit être un moyen de développement durable,
d’éradication de la pauvreté et de soutien
aux mécanismes légaux qui accordent la priorité au
respect des droits humains. Voir Agissez!
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