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Les travailleurs sans papiers d’identité – hommes et femmes - du Canada se retrouvent dans les médias ce printemps-ci. Mais la majorité de la population canadienne connaît peu la vie de ces personnes qui soutiennent notre économie. KAIROS est heureuse de contribuer à la compréhension publique des combats et des rêves des « sans-papiers » grâce à notre nouvelle vidéo éducative de 25 minutes Sans frontières. Geraldo, travailleur de la construction originaire du Costa Rica, et Angela, travailleuse domestique immigrante de seconde génération, originaire des Caraïbes, y racontent leur lutte contre l’exploitation au travail. Ils s’efforcent, toutes les chances étant contre eux, de bâtir un avenir pour leur famille dont ils sont séparés par une loi d ’immigration restrictive. Les spectateurs rencontreront dans la vidéo une main-d’œuvre souvent invisible et pourront réfléchir aux coûts cachés de l’économie de notre premier monde. La directrice de Sans frontières est Min Sook Lee, cinéaste mise en nomination pour un prix Gemini. On pourra se procurer la vidéo en version française et anglaise dès le 6 mai en format VHS ($30)ou en format DVD ($22) : Veuillez communiquez avec orders ou avec Julie à 1 877 403 8933 poste 233. Veuillez communiquez avec Fanny Garber à
info
pour plus d'information sur le lancement francophone
de Sans frontières à Montréal. Si vous
désirez organiser une projection de Sans frontières
dans votre milieu, veuillez SVP communiquer avec Tanya Chute Molina,
coordonnatrice du programme Personnes réfugiées et
migration au 1-877-403-8933, poste 252, ou à
tchute
Au cours des dernières années, KAIROS a davantage
focalisé son travail sur les conflits autour de l’extraction
des ressources naturelles. Certains de nos partenaires sont en lien
avec des collectivités affrontant de tels conflits, des violations
des droits humains et les graves dommages écologiques causés
par les opérations minières de compagnies canadiennes.
Pendant que le prix des minéraux, du pétrole et du
gaz continue de grimper, il en va de même des profits. Les
conflits et les impacts sur l’environnement ne semblent pas
devoir cesser bientôt et le Canada est au cœur de l’affaire.
(Voir Des
villages du Mexique et des Philippines victimes des pratiques destructrices
des compagnies minières canadiennes : le gouvernement fédéral
refuse d’agir.) Au nombre de ces partenaires il y avait Ana Maria Alvarado Garcia du Mexique, Rafael Epiayu de la Colombie, Abdulai Darimani du Ghana, le sud-africain Thabo Madihlabai, et Art Manuel de la Colombie-Britannique, de même que de nombreux groupes de la société civile. Les partenaires se sont ensuite rendus à Ottawa dans l’espoir de trouver des oreilles attentives chez les haut placés du gouvernement, en particulier le ministre adjoint de Ressources naturelles Canada et des membres des partis d’opposition au Parlement. KAIROS demande au gouvernement fédéral d’inviter des personnes représentant les collectivités du Sud global subissant l’impact des opérations minières afin qu’elles participent à cinq tables rondes nationales au cours de l’année sur l’industrie minière. Nous insistons aussi de plus en plus fortement pour obtenir que soit adoptée une loi gouvernant les activités des compagnies canadiennes engagées outre-mer dans l’extraction des ressources naturelles. L’an 2 de notre campagne sur l’eau comprendra un volet sur la pollution et la surexploitation de l’eau par les compagnies engagées dans l’extraction des ressources. Pour plus ample information, veuillez communiquer avec Ian Thomson, coordonnateur du programme Responsabilité sociale des entreprises, au 1-877-403-8933, poste 229, ou à ithomson .
Certaines grandes compagnies canadiennes doivent faire face encore cette année à des propositions des actionnaires présentées par des institutions religieuses qui ont des investissements dans ces compagnies. Ces propositions portent en particulier sur les droits humains. Les Oblats de Marie-Immaculée de Montréal ont déposé une proposition des actionnaires chez Alcan Inc. à propos du Projet Utkal Alumina dans l’État de Orissa en Inde. Depuis plus d’une décennie, Alcan est partenaire de ce projet controversé, qui se propose de construire une mine et une usine de transformation de l’alumine dans la région de Kashipur. La proposition des actionnaires demande à Alcan de créer un comité consultatif indépendant chargé de faire des recommandations en vue d’améliorer l’évaluation d’impact du projet, en particulier sa définition trop étroite de personnes « touchées par le projet ». La proposition met de l’avant que pour obtenir un permis social d’opération, Alcan doit respecter les droits humains, y compris le droit à un consentement préalable, libre et éclairé des communautés locales qui seront touchées par le projet. Depuis l’année 2000, les Oblats ont engagé un dialogue avec Alcan sur cette question par l’entremise du Regroupement pour la responsabilité sociale et l’équité (RRSE), un réseau basé au Québec d’institutions religieuses détenant des investissements. La décision de déposer une proposition des actionnaires n’a pas été prise à la légère. Elle vise à forcer la compagnie à revoir son comportement passé à Orissa et à améliorer ses pratiques en matière de droits humains et de consultation de la collectivité. L’assemblée générale annuelle d’Alcan avait lieu le jeudi 27 avril à Montréal. KAIROS encourage ses Églises membres et les autres institutions religieuses qui détiennent des actions dans cette compagnie à voter pour la proposition. L’Église presbytérienne du Canada et l’Église unie du Canada, de même que plusieurs autres communautés religieuses, déposeront leurs votes par procuration en faveur de la proposition. Le prochain numéro du Temps de Kairos publiera de l’information sur une proposition des actionnaires relative à Bombardier Inc. qui traite également des droits humains. Pour obtenir plus d’information, veuillez communiquer avec Ian Thomson, coordonnateur du programme Responsabilité sociale des entreprises, au (416) 463-5312, poste 229, ou à ithomson .
La tension continue de monter entre Israël et la Palestine. Plutôt que d’accepter la démarche d’une négociation pacifique, les deux parties font monter d’un cran leur rhétorique, et ont recours à la violence comme moyen de réaliser leurs objectifs politiques dans le non-respect des accords existant entre elles. Pendant ce temps, les civils de la Palestine et d’Israël continuent de souffrir. Les Palestiniens sont victimes de graves violations de leurs droits. Les Israéliens vivent dans l’insécurité et la peur. Des deux côtés, on perd l’espoir de parvenir à une solution juste et pacifique du conflit. Le Canada a annoncé le 29 mars qu’il suspendait tout contact direct avec les membres l’Autorité palestinienne qui sont membres du Hamas et tout projet apportant une aide directe à l’Autorité palestinienne, et qu’il restructurait les projets pouvant bénéficier indirectement à l’Autorité palestinienne. Quatre projets d’une valeur totale de 7,34 millions $ sur quatre ans se retrouvent ainsi en suspens. D’autres pays bailleurs de fonds retiennent également leur aide destinée à l’Autorité palestinienne. Israël retient 50 millions $ dus chaque mois à l’Autorité palestinienne en taxes et droits qu’il perçoit des Palestiniens au nom de l’Autorité palestinienne. Le refus d’accorder l’aide internationale aggrave considérablement la crise humanitaire permanente. Les Territoires palestiniens occupés ont une population de 3,8 millions de personnes (2,4 millions sur la Rive Ouest et 1,4 dans la Bande de Gaza). Environ 42 % de la population (1,6 million) sont inscrits comme réfugiés. En 2005, le chômage atteignait 28 % (35 % à Gaza et 25 % sur la Rive Ouest). Environ la moitié de la population (1,8 million) vit sous le seuil de pauvreté, fixé à 2,10 $ US par jour. On estime à 16 % la pauvreté de subsistance, ou incapacité de répondre à ses besoins de base. La construction du Mur d’Israël, dont l’impact est renforcé par ses politiques, le couvre-feu, les fermetures et les restrictions de toutes sortes aux déplacements, constitue une violation des droits humains les plus fondamentaux des Palestiniennes et des Palestiniens à l’éducation, à des services de santé, à l’eau potable, à une hygiène adéquate et à un environnement propre. Si les pays bailleurs de fonds continuent à retenir l’aide, les Territoires palestiniens se verront jeter dans une profonde dépression. On s’attend à ce que le revenu personnel chute de 30 % au cours de la seule présente année. On prévoit que l’économie de la Palestine diminuera de 27 % en 2006, une contraction annuelle se comparant à la Grande dépression qu’avaient connue les États-Unis. De maintenant à 2007, le PIB aura diminué de plus de 30 % par rapport à 2005, le chômage aura grimpé à 44 % et le taux de pauvreté, à 72 %. KAIROS a envoyé en avril une lettre au ministre MacKay exprimant notre inquiétude face à la réaction du Canada aux développements survenus récemment au Moyen-Orient. Voir http://www.kairoscanada.org/f/presse/lettre-Mackay060410.asp Nous continuons d’appuyer nos partenaires en ce temps de
crise. Pour obtenir plus d’information sur la situation en
Palestine et en Israël, ou pour en savoir plus sur les partenaires
de KAIROS dans cette région, veuillez communiquer avec Hanadi
Loubani, coordonnatrice du programme Partenariats globaux –
le Moyen-Orient, au 1-877-403-8933, poste 239, ou à
hloubani
LE FORUM THÉOLOGIE ET SOLIDARITÉS SE TIENDRA DU 10 NOVEMBRE 2006 AU 12 NOVEMBRE! Dans le cadre des Forums sociaux mondiaux et du premier Forum Théologie et Libération (FMTeL) tenu à Porto Alegre, au Brésil en janvier 2005, deux Forums (social et théologique) se tiendront, au Québec, au cours de la présente année, l’un au printemps, l’autre à l’automne 2006. Bien qu’une collaboration active à l’intérieur du Forum social québécois (FSQ) ne soit pas exclue, le CETECQ et le ROJEP sont particulièrement concernés par la mise sur pied du Forum Théologie et Solidarité prévu pour le mois de novembre 2006. Voici les grandes lignes du projet. Le Forum projeté vise à donner une dimension collective à la participation au FMTeL II qui se tiendra Nairobi en 2007. La démarche contribue à rendre vraiment mondial le mouvement d’une théologie en prise sur les réalités contextuelles. Elle reste donc centrée sur le contexte québécois et sa transformation dans une perspective continue et à long terme c’est-à-dire à travers la dynamique de résistance au néolibéralisme et de construction d’une alternative sociétale de ce contexte et l’accompagnement solidaire chrétien de ce mouvement. Ainsi le Forum pourra contribuer, au moins indirectement, à ce que nous en arrivions un jour, au Québec, à nommer pour notre contexte une théologie propre. De plus, un processus préalable au Forum sera proposé afin que les participants soient préparés personnellement et en groupes à cet événement. Objectifs
Participants et participantes Le Forum veut s’assurer d’une participation:
Le Forum est d’expression francophone, tout en favorisant éventuellement des ateliers spécifiques réunissant des personnes anglophones et hispanophones maîtrisant mal le français. Veuillez communiquez avec Fanny Garber a
info
pour plus d'information. |
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