KAIROS: Initiatives canadiennes œcuméniques pour la justice (Bienvenue)
Page d'accueil (Temps de Kairos) Ce qu'est KAIROS Programmes Agissons Ressources Activités Réseau Salle de presse Aidez-nous
Options de rechercher avancée
  View a printable version of this pagePartagez ce lien pour courriel

Nouvelles de Kairos
Volume 2, No. 23• 28 novembre 2003
Bulletin bihebdomaire des personnes engagées dans une action œcuménique pour la justice
et des amies et amis de KAIROS - Initiatives œcuméniques canadiennes pour la justice.


 

Participez à notre campagne 2003-2004 Cultiver une paix juste! Contactez-nous à info @ kairoscanada.org ou au 1-877-403-8933. Vous pouvez commander notre nouveau matériel à orders @ kairoscanada.org ou en ligne sur notre site Internet. Vous pouvez aussi nous laisser un message au 1-877-403-8933, poste 246.

 

Table des matières

 
Mises à jour et nouvelles Ressources

Chant : Organisation féministe populaire (OFP)

 

Chaque fois que se rassemblent deux ou trois membres de ce mouvement, elles chantent ce chant. L’OFP a perdu plusieurs membres suite à des actes de violence perpétrés contre elles. Malgré tout, l’OFP continue de témoigner contre les violations extrêmes des droits humains qui sont le lot de la vie quotidienne dans de nombreuses régions de la Colombie. C’est un honneur pour KAIROS d’être un partenaire de ces femmes courageuses.

Compañera despierta compañera
A la conquista de la libertad
Si nos explotan porque no nos unimos
Si nos unimos nadie nos vencera

Ma soeur, réveille-toi ma soeur
Vois notre lutte pour la liberté
Ils nous exploitent lorsque nous ne sommes pas unies
Unies, personne ne nous vaincra

:: Mises à jour et nouvelles

1) Adoption de la Loi sur le règlement des revendications particulières

 

Le mardi 4 novembre restera un jour sombre pour les droits des Autochtones du Canada. Le gouvernement mettait fin de manière unilatérale au débat sur le projet de loi C-60 sur Le règlement des revendications particulières des premières nations et utilisait sa majorité à la Chambre des communes pour forcer l’adoption de la loi, à laquelle s’opposaient unanimement les Premières Nations et les partis d’opposition. Le projet recevait la sanction royale le 7 novembre, devenant ainsi loi officielle.

Une revendication particulière survient lorsque le gouvernement fédéral a fait défaut d’honorer un traité, une entente ou une responsabilité légale, ou quand il a erré dans la gestion des terres autochtones. Le règlement peut comprendre une compensation financière pour la terre ou pour les ressources illégalement appropriées, ou l’achat de terres pour créer une réserve. L’avenir des revendications particulières comptait parmi les préoccupations de la pétition du Jubilé sur les droits à la terre, que 50 000 personnes ont signée en 1998, dernière année de l’Initiative œcuménique canadienne pour le Jubilé. Cette pétition proclamait : « Nous appuyons la Commission royale sur les peuples autochtones et le Comité des Nations Unies sur les droits de l’homme qui demandent au gouvernement fédéral d’intervenir immédiatement pour établir une commission véritablement indépendante ayant pour mandat de faire respecter les droits à la terre des Autochtones, les traités et les droits inhérents.

La loi C-60 ne nous rapproche PAS de ce type de commission. Elle crée une nouvelle instance de règlement des revendications particulières sous le nom de Centre canadien du règlement des revendications particulières des premières nations ( le Centre). Cependant, les opposants à la loi, qui incluent les Premières Nations et les partis d’opposition, considèrent que la création de ce centre marque un recul, car il ne corrige pas les faiblesses du processus actuel et n’est pas vraiment indépendant. En fait, il accorde plus de pouvoir au ministère des Affaires indiennes.

Par exemple, c’est le gouvernement fédéral qui nommera toutes les personnes à la commission et au tribunal du Centre, et toutes les revendications devront être soumises au Ministre pour approbation ou rejet. De même, on ne fixe pas au ministre de limite de temps pour répondre à une revendication Et le gouvernement procédera à une révision unilatérale du processus dans trois à cinq ans. De plus, la loi C-60 impose un maximum de 10 millions de dollars aux revendications, restreint les catégories de réclamation admissibles et n’autorise pas un règlement non monétaire d’une revendication.

Les opposants à la loi font valoir qu’il existe un autre modèle de règlement, élaboré conjointement par les Premières Nations et le gouvernement fédéral. En 1998, un Groupe de travail conjoint de l’Assemblée des premières nations et du Canada recommandait un processus de règlement des revendications qui serait authentiquement juste et indépendant. Les Premières Nations demandaient qu’à la place du projet de loi C-60, le Canada mette en œuvre les recommandations de ce groupe de travail, qu’appuyaient les Premières Nations et le gouvernement du Canada.

Les leaders des Premières Nations ont réagi vivement. L’Union des chefs indiens de la C.-B. (UCIBC) a déclaré que le projet de loi visait à « provoquer des litiges et le recours à des actions directes contre le vol de terres par la Couronne, et à briser la confiance ». Selon le chef Stewart Phillip, président de l’UCICB, l’adoption du projet de loi C-60 représente « un appel politique aux armes [et marque] le début de l’urgente nécessité pour les Premières Nations de renouveler leur lutte politique et légale pour la justice et pour la libération de la domination fédérale et provinciale ».

Le chef national de l’APN, Phil Fontaine, a pressé le nouveau premier ministre de reconsidérer le projet de loi C-60, qui, a-t-il déclaré, « compromet l’indépendance et la neutralité des instances de règlement des revendications en autorisant le Ministre et le gouvernement à nommer seuls les commissaires ». Cette loi, a-t-il ajouré, ne réduira certainement pas l’accumulation des 700 revendications en cours.

Il s’agit d’une situation complexe mais très importante. Pour plus d’information, reportez-vous au discours du député Pat Martin à http://www.patmartin.ca/ndp.php/Aboriginalrights/44/ .

Vous trouverez sur le site de l’Assemblée des premières nations - http://www.afn.ca/Assembly_of_First_Nations.htm - la réaction du Grand Chef à l’adoption de la loi C-60.

KAIROS continuera de suivre l’évolution de la législation. Pour plus d’information, veuillez communiquer avec M. Ed Bianchi, coordonnateur du Programme sur les droits des Autochtones, au (613) 235-9956 - E-mail/Courriel à Ed Bianchi.

Haut de la page

2) La démolition de maisons par Israël dans les territoires palestiniens occupés.

 

Dans une lettre récemment adressée à M. Bill Graham, ministre des Affaires étrangères, KAIROS et de nombreuses ONG s’inquiétaient de la démolition de maisons ordonnée par le gouvernement d’Israël dans les territoires palestiniens occupés. La lettre mentionne « la destruction d’oliviers et d’autres arbres fruitiers, de maisons et de boutiques, et la saisie de terres pour ériger le mur qu’Israël construit sur des territoires dont elle s’est emparée en 1967. [Ces actes] constituent à nos yeux des crimes de guerre. Nous vous demandons avec insistance de les condamner et de demander la convocation des Hautes Parties contractantes à la IVe Convention de Genève qui continuent, comme le Canada, à promouvoir la règle du droit dans les affaires internationales, en vue d’étudier les mesures à prendre pour forcer Israël à appliquer la Convention. »

KAIROS collabore avec de nombreux partenaires du Moyen-Orient. KAIROS exprime ses préoccupations profondes face à la violence permanente qui sévit dans cette région et à son terrible impact sur toutes les personnes qui y vivent. « Nous déplorons toute violence commise contre les Palestiniens et contre les Israéliens, et nous restons convaincus que la paix n’est possible que dans le respect des droits humains fondamentaux et de la règle de droit internationale. »

On trouvera le texte complet de la lettre ici.

Pour plus d’information, veuillez communiquer avec M. Dale Hildebrand, chef d’équipe, Programme des partenariats mondiaux, au (416) 463-5312, poste 235 - .

Haut de la page

3) Le 10 décembre : KAIROS lance la campagne pour une paix juste.

 

Le 10 décembre 2003, Journée internationale des droits de l’homme, KAIROS procédera au lancement officiel de sa campagne d’action 2003-2004 Cultiver une paix juste. Les groupes locaux KAIROS dans près de 20 collectivités du pays organiseront des activités publiques pour remettre en question la vision de la « guerre contre la terreur » et sa culture de la peur, et pour inviter la population canadienne à appuyer le Programme pour une paix juste. Les événements locaux et le lancement national à Ottawa revendiqueront l’augmentation des budgets de la sécurité sociale et de l’aide, un plus grand respect des droits humains (incluant les droits des personnes réfugiées et ceux des peuples autochtones), un plus grand contrôle du commerce des armes, et l’annulation de la dette.

À Ottawa, des représentants du gouvernement se joindront aux ONG et aux Églises à une table ronde sur les droits humains et la sécurité mondiale. Deux partenaires du Sud, Marta Pernia, de la Colombie, et Angelica Mendoza, du Pérou, de même que d’autres conférenciers s’adresseront au groupe. Suivra une marche à la Flamme du Centenaire sur la Colline parlementaire. Ces personnes joueront la Posada, une tradition de la Noël dans le théâtre populaire d’Amérique latine. Dans cette pièce, Marie et Joseph se voient repousser à plusieurs reprises et leurs appels à l’aide sont ignorés. La Posada mettra de l’avant les exigences formulées sur la carte postale du Programme pour une paix juste, et présentera des réflexions sur l’urgent besoin de justice dans plusieurs secteurs de la société canadienne et du monde.

Visitez notre page Internet régulièrement; nous y donnerons toute l’information nécessaire sur l’événement et sur les activités qui suivront.

Le scénario adapté de la Posada sera disponible pour les Églises locales durant tout l’Avent. Communiquez avec Sara Stratton, coordonnatrice du réseau, pour obtenir votre exemplaire (à 1 877 403 8933, poste 241 - E-mail/Courriel à Sara Stratton).

De nombreux groupes locaux KAIROS utilisent déjà la carte postale du Programme pour une paix juste. Pour la commander, voyez notre site Internet ou écrivez à orders @ kairoscanada.org . Veuillez allouer un laps de temps suffisant pour la livraison. La carte est maintenant disponible en langue française et en version électronique (reportez-vous au dernier item du présent numéro).

4) Mise à jour sur la ZLEA : KAIROS à Miami

 

KAIROS fera partie de la délégation canadienne qui se joindra à des milliers de militantes et militants des Amériques se rendant à Miami la semaine prochaine pour protester contre le projet de Zone de libre échange des Amériques (ZLEA) lors des négociations du 20 et 21 novembre.

Rusa Jeremic, coordonnateur du programme pour la Justice économique mondiale, représentera KAIROS au sein de la délégation de Common Frontiers. Elle a travaillé étroitement avec des partenaires internationaux sur des questions telle l’Alliance sociale continentale.

« Il est crucial de mettre fin à la création de la ZLEA et autres accords commerciaux, car ils placent les profits avant les personnes », affirme Rusa. « Il s’agit du gagne-pain de millions de personnes dans les Amériques. Pour la plupart d’entre elles, nous parlons ici de la différence entre gagner assez pour manger ou ne pas manger du tout. Nous parlons d’enjeux élémentaires de survivance et du droit à une alimentation adéquate, au logement et à des services de santé. »

Les ministres du Commerce international de 34 pays des Amériques se réuniront à Miami pour négocier l’avant-dernière version du texte final du projet d’accord de la ZLEA, dont on prévoit la signature pour janvier 2005. Les pourparlers ont atteint un point critique. La réunion préparatoire d’octobre s’est terminée sur une impasse, sans adopter de programme clair pour la réunion ministérielle de Miami.

À Miami, Rusa adressera la parole au Gala populaire pour la justice mondiale, fera un exposé dans un atelier sur les enjeux du commerce et participera à une liturgie œcuménique et à une vigile pour la paix par la justice et la compréhension. Vous pouvez prendre connaissance des récentes interventions de Rusa sur la position de KAIROS face à la ZLEA sur le site http://www.canadians.org/documents/KAIROS.doc. Sur les questions de commerce et autres enjeux, reportez-vous également aux excellents sites suivants :

:: Ressources

5) Programme pour une paix juste : les cartes à signer sont disponibles en français.

 

KAIROS est heureux d’annoncer que ses partenaires francophones distribueront la carte à signer du Programme pour une paix juste par l’intermédiaire des membres du Réseau œcuménique Justice et paix et du secteur français de Développement et Paix. On peut aussi commander des cartes en langue française aux bureaux de KAIROS au 1 877 403 8933, poste 233, ou à l’adresse orders @ kairoscanada.org .

Des cartes électroniques (en format pdf) sont maintenant disponibles en langue française, et en langue anglaise pour des auditoires d’Église et des auditoires « séculiers ». Veuillez communiquer avec Julie Graham : E-mail/Courriel à Julie Graham.

Haut de la page

 
   
 
KAIROS
Initiatives canadiennes œcuméniques pour la justice
129 St. Clair Ave. West • Toronto, ON • Canada • M4V 1N5
Tél: 416-463-5312 | Sans frais: 1-877-403-8933| Téléc: 416-463-5569

Courriel à KAIROS

Visioncraft: Envisioning new possibilities, crafting a world renewed.